18 novembre 2011
"Tes calmes mains sur toi"
Je jalouse ce soir le ventre de ta mère
Qui a pu te garder bien plus longtemps que moi.
Comme le paysan après son tour de terre,
Dors en paix, mon Gisant, tes calmes mains sur toi.
Demain je cacherai mes seins de pécheresse
Sous ma robe d'épouse en t'apportant le jour,
Et dans tes yeux de juste, oublieux des caresses,
Je reverrai l'ennui qui vient après l'amour.
Andrée Sodenkamp, "Femmes des longs matins", André De Rache, 1965, p. 17
Publicité
Commentaires